30 octobre 2009

Canard enchaîné du 28 octobre

canard enchîné du 28.10.jpg

02 septembre 2009

A lire dans le numéro de septembre du "Monde diplomatique"

monde_diplomatique-1bfcf.jpgPsychose de la grippe, miroir des sociétés

D'après l'Organisation mondiale de la santé (QMS), les pays de l'hémisphère Nord ont commandé plus d'un milliard de doses de vaccin contre la grippe A (H1N1) aux laboratoires pharmaceutiques. Lesquels ne devraient pouvoir en fournir, au début de l'automne, qu'une quantité limitée. Pendant que les nations industrialisées multiplient les mesures préventives susceptibles de limiter l'impact économique et sanitaire d'un virus bertes très contagieux mais - pour le moment - peu létal, des voix s'élèvent pour dénoncer un emballement poli­tico-médiatique. Il est impossible de traiter du risque comme

d'une réalité objective. Les grandes peurs - de la technologie, de l'étranger, du terroriste, de la maladie... - se multiplient, parfois attisées par qui y trouve son compte. Car, des services de sécurité à l'industrie pharmaceutique, l'anxiété est un marché. Au fond, la panique suscitée par la grippe tend un miroir aux sociétés. S'y reflètent les intérêts, les fantasmes et l'ombre d'une régression obscurantiste qui prête aux scienti­fiques de noirs desseins. Tout tourne, dès lors, autour de cette question : comment réduire le risque en amont pour échapper à l'angoisse permanente ?

par denis duclos

23 avril 2009

Intercommunalité : l'échéance est en 2011

Parallèlement à la réforme de la fiscalité locale, l'Etat travaille sur le projet de réforme des collectivités territoriales. Dans ce cadre, le souhait de parvenir à un achèvement de la carte de l'intercommunalité a été avancé à plusieurs reprises. L'année 2014 a même été affichée plusieurs fois comme une année butoir possible. Finalement le couperet tombera plus tôt. L'objectif d'achever la carte des intercommunalités et de définir des périmètres plus pertinents, d'ici fin 2011, a en effet été retenu dans le cadre d'une première réunion de l'atelier sur l'intercommunalité, les métropoles et les "communes nouvelles" qui s'est déroulée le 09 avril 2009 en présence des principales associations d'élus. Les 2500 communes encore isolées (entendu ici non membre d'un EPCI à fiscalité propre) feraient donc bien de s'interroger rapidement sur leur devenir, car si elles doivent rejoindre une communauté à TPU, 2009 en tant que dernière année de TP « pleine », pourrait bien être le meilleur moment pour franchir le pas, d'autant que si le volontariat serait privilégié dans une première phase, dans un second temps, les schémas départementaux de coopération intercommunale pourraient servir de base à des avancées prescriptives, après avis de la commission départementale de coopération intercommunale (CDCI). Côté calendrier, Michèle Alliot-Marie réunira à nouveau cet atelier avant la fin du mois d'avril, pour approfondir le thème des métropoles et des communes nouvelles. Fin mai, l'atelier discutera alors sur la base d'un projet de texte législatif. Le second atelier sur le chantier de la réforme des collectivités territoriales, consacré aux compétences et institutions territoriales, se réunira le 24 avril prochain. Au final, la concertation sur la réforme des collectivités territoriales aboutira avant l'été, avec le dépôt d'un texte débattu au Parlement cet automne. (la lettre du cadre territorial)

 

30 mars 2009

Thierry Repentin dans le dernier Canard enchaîné

Repentin Thierry.jpgNeuilly éloigne la populace
VOICI enfin récompensée l'œuvre de Neuilly en faveur du logement social. Le 4 mars, à une écrasante majorité, la commission nationale de la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain) a ramené l'objectif de 745 HLM fixé à la ville à seulement 600.
Composée d'élus, de fonctionnaires et de deux représentants associatifs, cette commission voit défiler les maires qui n'ont pas respecté leurs obligations et qui, chiffres en main, tentent de prouver leur bonne foi. Il est vrai que Neuilly, dont Sarkozy fut le maire, est un modèle en la matière, avec ses 3,8 % de logements sociaux quand la loi en exige 20 %.
Les arguments du maire, Jean-Christophe Fromantin, étaient solides : « En sept ans, le nombre de logements sociaux s'est accru de 144 % », affirme-t-il. Explication de cette hausse
vertigineuse : en 2001, première année de la loi SRU, la ville disposait d'un taux de logements sociaux de 1,34 % Et puis, à Neuilly, le maire l'a dit, les terrains sont rares et chers. Surtout, il a promis de mieux faire... bientôt.
Fromantin s'est montré si convaincant que tous les fonctionnaires et tous les élus de droite, à commencer par le président, le sénateur UMP des Yvelines Dominique Braye, ont voté la réduction de l'objectif, qui entraîne automatiquement une diminution de l'amende.
Seuls à s'y opposer, Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement (DAL), et les deux socialistes le sénateur Thierry Repentin et le député Jean-Yves Le Bouillonnec. « Je suis furieux, amer, dégoûté, stupéfait !enrage ce dernier. La commission a montré ses limites. Si Neuilly est excusable, avec tant de moyens financiers et fonciers, alors qui ne l'est pas ? » D'autant que la commission sait se montrer sévère, rejetant sans pitié certaines demandes, dont celles d'autres villes de banlieue, Saint-Maur ou Saint-Mandé. En revanche, la clémence a prévalu pour Vincennes et ses 6,64 % de logements sociaux.
« De toute façon, ajoute Jean-Baptiste Eyraud, avec des prunes de 123 000 euros pour Neuilly et 132 000 pour Vincennes, les maires préfèrent encore payer que construire. C'est nul et catastrophique ! »
Désormais, le sort de l'ancien royaume de Sarkozy est entre les mains de Christine Boutin, la ministre du Logement, à qui la loi donne deux mois pour trancher : « La ministre appréciera en dernier recours », dit-on dans son entourage. Juste avant le remaniement, cruel dilemme... D. S. (dans le Canard enchaîné du 25 mars)

23 mars 2009

La situation du loup en Savoie

Depuis 1997 une cellule départementale Loup se réunit annuellement pour faire le bilan des attaques du grand prédateur et suivre sa répartition en Savoie ; le réseau loup de l'ONCFS ainsi que les Parc Naturels Régionaux de Chartreuse et des Bauges organisent des suivis plus fins afin de déterminer le nombre de loups présents sur les zones déterminées comme des zones de présence permanente. Il est actuellement trop tôt dans l'hiver pour faire le compte rendu de ces sorties, voici actuellement la carte et l'évolution des attaques en Savoie en 2OO8. le loup en Savoie 2.jpg

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(source "Chasser en Savoie" bulletin de la fédération de chasse de Savoie mars 2009)

16 mars 2009

L'avalanche du col des marches

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Voici le communiqué de presse du SNGM sur l'accident de Valmeinier. Le Syndicat national des guides de montagne s’associe à la douleur des familles des lycéens, des élèves et du personnel éducatif du lycée agricole de La Motte Servolex, touchés par l’accident d’avalanche de Valmeinier, ce mercredi 11 mars. Guide expérimenté âgé de 54 ans, Francis Dumas, qui encadrait cette sortie de ski de randonnée, a lui aussi été victime de ce tragique accident. Intervenant extérieur de ce lycée, il assurait l’encadrement de ces sorties depuis plus de 20 ans. Membre du bureau des guides de Montalbert et ancien président de la compagnie des guides de la Vanoise, il faisait également partie de l’équipe des formateurs de la formation continue des guides de haute montagne. L’accident s’est produit au col des Marches, près de la station de Valmeinier, sur un itinéraire de randonnée très classique, accessible depuis les remontées mécaniques de la station. Cette sortie s’inscrivait dans un programme pédagogique de connaissance du milieu montagnard, destiné à la formation de moniteur de ski dispensée par le lycée de La Motte Servolex. Une expertise et une enquête sont en cours pour déterminer les causes du déclenchement de cette avalanche d’ampleur exceptionnelle. Le bureau directeur Syndicat national des guides de montagne 210 rue François guise – 73000 Chambéry source (A Duclos http://www.data-avalanche.org)

 

12 mars 2009

Trois lycéens et leur guide tués dans une avalanche

cartemarches.gifC'est une information révélée par Europe 1. Une avalanche a eu lieu mercredi à la mi-journée dans un secteur hors-piste près de la station de Valmeinier en Savoie, emportant un groupe de lycéens et leur guide venus de La Motte Servolex, près de Chambéry. Le bilan est lourd : quatre personnes ont été tuées. Trois autres jeunes ont pu être sauvés par les secours mais l'und'eux se trouve entre la vie et la mort. C’est une information révélée par Europe 1. Une avalanche a emporté mercredi à la mijournée près de la station de Valmeinier en Savoie un groupe de jeunes garçons âgés de 16 à 18 ans venus du lycée professionnel de La Motte Servolex, près de Chambéry. Ils étaient accompagnés par un guide. Le bilan est très lourd. Selon nos informations, on dénombre quatre morts, dont le guide.  Sur place, les secours ont pu dégager et sauver trois lycéens. Mais l'un d'eux est toujours entre la vie et la mort. Enfin, un jeune homme, qui avait perdu ses skis, est resté à l’écart de la coulée de neige. Il est sain et sauf mais en état de choc. C'est lui qui a prévenu, de façon assez confuse cependant, les secours en redescendant à la station. En raison des conditions météorologiques mauvaises,  les secours ont également eu du mal à accéder au lieu exact du drame. Des sauveteurs sont d'abord partis à pied avant d'être appuyés par trois hélicoptères. Le groupe de huit skieurs évoluait dans un secteur hors-piste,  à plus de 2.600 mètres près du col des Marches dans le secteur du lac de Rochenoire. Mais les lycéens étaient équipés de système de sécurité de type Arva. Les familles des victimes sont attendues sur place et une chapelle ardente doit être dressée dans la station de Valmeinier.

08 mars 2009

Mort d'un agent EDF en service

mont cenis 2.jpgUn agent EDF de 48 ans est mort samedi, emporté par une avalanche alors qu'il effectuait des relevés en aval du barrage du Mont-Cenis (Savoie), à la frontière franco-italienne, a-t-on appris dimanche auprès des CRS. L'homme, qui se déplaçait à skis pour les besoins de son travail, a été emporté par une coulée de neige de "moyenne importance", dans un couloir sur la commune de Lanslebourg Mont-Cenis, ont précisé les secours. C'est son collègue de travail qui, ne le voyant pas revenir, a alerté les secours. Le corps, retrouvé dans la nuit de samedi à dimanche côté français par les secours italiens, a été rapatrié à Lanslebourg par les CRS de Modane (Savoie). source AFP - le 08 mars 2009, 18h30

Le skieur de randonnée se serait fait prendre à la descente, entre 15:30 et 19:00, sous le barrage du Mont Cenis. Il n'a été retrouvé, décédé, que plusieurs heures plus tard peu après minuit, par les secouristes italiens. Ce montagnard local très expérimenté connaissait sans doute parfaitement le secteur.Il était enfoui à la limite inférieure de l'avalanche.source http://www.data-avalanche.orgmont cenis 3.jpg

20 février 2009

Le tourisme en montagne et la crise

mairies des pays de Savoie.jpgL'atout gagnant des Pays de Savoie

Les "vents contraires" sur le plan économique, la crise pour parler plus simplement, pouvaient laisser planer les plus vives inquiétudes quant à la saison hivernale qui, à l'heure où nous imprimons ces lignes, doit battre son plein. Bonne nouvelle pour les départements savoyards : le taux de réservation reste satisfaisant pour cet hiver 2008/2009. Ainsi, pour le directeur de l'agence touristique bi-départe-mentale Savoie Mont-Blanc, Rémy Charmetant, les premiers flocons de neige sont toujours le signe d'une saison hivernale qui s'annoncent plutôt bien. Et ce malgré la morosité ambiante. Mais rien n'est joué d'avance et la crise économique pourrait avoir des répercussions sur le comportement des "touristes-consommateurs".

"Globalement, nous sommes au même niveau de réservations que l'an dernier à la même époque", explique-t-il. Même si les choses se sont visiblement déroulées un peu différemment : "Nous avons bien commencé, puis il y a eu une véritable stagnation des demandes début octobre, et ensuite nous avons retrouvé un bon rythme. A ce jour, il n'y a donc pas de catastrophe en vue et on s'achemine vers une saison tout à fait satisfaisante ! Les vacances d'hiver sont donc préservées, même avec la crise. Je pense que les gens ne sont pas prêts à sacrifier ce moment de loisirs, de dépaysement. Et la neige qui est tombée dès ce mois de novembre est psychologiquement très importante. Il faut également souligner, dans ce contexte de crise, que les Pays de Savoie accueillent beaucoup de résidences secondaires. Et, dans tous les cas de figure, leurs propriétaires viendront à la neige, assurant une bonne part de la fréquentation de nos stations".

Bonne saison en vue

Pas de souci alors ? "Dans l'immédiat non... Les demandes de réservations pour tous les types de vacances (hôtels, locations...) continuent d'arriver à un rythme satisfaisant. Les vacances de Noël s'annoncent d'ores et déjà bien et celles de février semblent pour l'instant se maintenir par rapport à l'hiver dernier. Mais nous devons évidemment rester vigilants". On peut imaginer, par exemple, et selon Rémy Charmetant, que le mode de consommation des ménages va changer cette année, que certaines dépenses "annexes" seront freinées ou annulées. On va aussi devoir faire avec un calendrier international des vacances d'hiver moins favorable que celui de 2007, qui était parfait. Mais

ce n'est pas dramatique,  pour le directeur de Savoie Mont-Blanc. Cela concerne seulement la commercialisation des séjours qui est plus difficile à gérer.   "Là   où   nous   sommes   plus inquiets, sans rien exagérer tout de même, c'est au niveau des réservations venant d'Angleterre ou de Russie, sur le segment "luxe" : il s'agit d'une clientèle très volatile, dont une bonne partie a une comportement "élastique". Il peut y avoir quelques mauvaises surprises dans ce domaine..." Mais là encore, rien n'est joué d'avance.

Une chose, en revanche, est certaine : le ciel bleu, la montagne blanche et la route noire, c'est-à-dire de bonnes conditions d'ac­cès aux stations restent absolument mythiques. Ceux qui apprécient cet environnement ne

veulent y renoncer pour rien au monde. Cette saison 2008 le prouve encore : l'attractivité de la montagne en hiver, et notamment des Pays de Savoie, est très forte, intacte, dans tous les contextes économiques.

Mais d'où viennent les "clients" des Pays de Savoie ? "Majoritairement de la région Ile-de-France, ensuite de Rhône-Alpes. Concernant la clientèle étrangère, ce sont les Anglais qui constituent le gros des troupes. C'est une constante depuis plusieurs années déjà. Il faut dire que le marché est structuré pour cela. Notamment grâce aux nombreuses liaisons aériennes sur Genève, Grenoble, Lyon et Chambéry. Par exemple, à Cointrin, plusieurs centaines de voitures sont louées durant l'hiver par les touristes qui rejoignent nos stations. Autre donnée, pour la France cette fois : plus une région est urbanisée, plus elle fournit de clientèle sur des destinations nationales. Ce qui explique la prépondérance de la région parisienne... Ce à quoi il faut ajouter, en ce qui concerne Rhône-Alpes, la proximité de nos domaines skiables".

Vive concurrence

Dans ce contexte, comment se placent les départements savoyards dans la course à l'or blanc ? Là, pas de doute possible : "Nous sommes incontestablement les leaders mondiaux avec 39 millions de nuitées en hiver. Pour les Français, durant le semestre hivernal, nous représentons également la première destination. Nous sommes "en tête de gondole", ce qui nous oblige d'ailleurs à redoubler d'efforts pour conserver cette position". Pour autant, la concurrence existe bel et bien... Sans aucun doute, l'Autriche est le "client" le plus sérieux. Mais aussi, dans une moindre mesure, l'Italie et la Suisse. Il faut tout de même relativiser : par exemple, rappelons que les deux départements savoyards représentent à eux seuls l'ensemble des nuitées enregistrées en Suisse sur toute la saison... Quant à l'Autriche, notre challenger traditionnel, l'activité touristique en hiver y est ancienne ; elle fait partie des "fondamentaux" de son économie. "C'est quasiment un "sport national", relève encore M. Charmetant. Ce pays semble aujourd'hui légèrement plus attractif en termes de prix pour les jeunes. "Mais pour le reste, nous sommes moins chers. Globalement, on peut dire que la concurrence est de plus en plus vive". Il faut ainsi savoir que l'offre se développe plus vite que la demande. De nouveaux produits arrivent en permanence sur le marché alors que la clientèle ne croît pas aussi vite...

18 février 2009

l'avenir du ski nordique

mairies des pays de Savoie.jpgDe nouvelles pentes pour le nordique

Introduit dans les Alpes à la fin du 19ème siècle, le ski nordique est resté pendant longtemps un mode de déplacement avant de se hisser au rang de loisir. Poussée par le milieu associatif et les zones rurales qui en ont fait un outil de développement touristique, la discipline a connu un bel engouement. Depuis les années 1990, en revanche, elle s'essouffle. Entre 1993 et 2007, le chiffre d'affaires généré par la redevance est passé de 10,51 à 5,16 millions d'euros. Sur la même période, le nombre de journées skieurs a reculé de 3,6 à 1,2 millions. L'hiver 2006/2007 s'est révélé catastrophique avec des baisses d'activité de 50 à 60% sur certaines stations. "Le pire qu'aient connue les sites nordiques depuis plus de 15 ans, analyse Odit France. Après cela, on aurait pu s'attendre, au vu des conditions nivo-climatiques, à vivre une saison nordique 2007/2008 moyenne. Mais celle-ci s'est révélée plutôt mauvaise au regard de la fréquentation des pistes de ski de fond, inférieure à celle de la saison 2000/2001 qui en son temps avait été qualifiée de catastrophique".

Spécialisée dans le conseil, l'étude et les analyses en direction des acteurs du tourisme, Odit France reconnaît quelques différences conjoncturelles d'un massif à l'autre mais dresse un constat structurel identique. "La fréquentation du ski de fond est loin d'être à la hauteur de ce qu'elle était il y a cinq ou dix ans, dans des conditions d'enneigement similaires. La vente de titres demi journée, journée ou séjour accuse une baisse préoccupante, significative d'une nette diminution du nombre de fondeurs occasionnels ou en séjour"…

Une offre repensée

La concurrence qui a conduit ces dernières années les sites à investir pour offrir davantage de kilomètres de ski s'est révélée pour le moins contre productive. Une partie des skieurs alternatifs n'a plus trouvé sa place sur les domaines réaménagés pour accueillir les adeptes du skating et s'est tournée vers d'autres disciplines comme la raquette.

Le repositionnement auquel il faut procéder aujourd'hui vise à passer d'un univers sportif centré sur le ski de fond à celui de loisirs nordiques multi-activités axés sur des pratiques plus douces et plus contemplatives. La notion de kilomètres de pistes est abandonnée au profit de celle d'espaces et d'itinéraires offrant une plus grande diversité de pratique avec la raquette, le biathlon, le traîneau à chien, etc. L'idée est de bâtir trois espaces - sportif, ludique et contemplatif - évitant les conflits d'usage mais présentant des zones de recouvrement. "Ces aires communes vont permettre de les relier et de répondre à certains besoins liés à la proximité des en­fants, la convivialité ou encore la ca­nalisation autour du point d'accueil", soulignent les auteurs du guide.

Ce travail de réflexion mené au plus près du terrain, sur chaque site, soit s'accompagner d'une réflexion plus large organisée à l'échelle du terri­toire. L'idée est de coordonner les aménagements afin de disposer d'une offre complémentaire, typique et singulière. Des liaisons entre les sites peuvent être proposées pour les plus sportifs, adeptes de grandes boucles. Les sites les mieux enneigés doivent être identifiés et des procé­dures établies de manière à ce que les touristes puissent être accueillis en cas de faible enneigement.

"La réussite des aménagements d'un site passe par la construction d'un panel d'offres complémentaires à l'échelle du territoire. Engager un dé­veloppement équilibré et rationnel,

c'est mettre en adéquation aménage­ments et attractivité des sites", indi­quent les professionnels.

Les Assises nationales du nordique en novembre à Chambéry ont permis de débattre des pistes que la filière doit emprunter pour assurer sa survie éco­nomique. Des projets mis en place au cours de l'hiver 2008-2009 sur des stations pilotes vont permettre d'affi­ner ces propositions et de les évaluer avec un retour de terrain.

Sophie Boutrelle

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